
Il y a quelques années, je me suis passionnée pour le développement personnel. Ma porte d’entrée n’était pas la quête d’une “meilleure version de moi-même”. C’était une interrogation beaucoup plus précise : quelle est réellement la place des femmes en entreprise ?
Ambitieuse, exigeante avec moi-même, j’entendais parler de gender gap, de plafond de verre, d’inégalités systémiques. Je voulais comprendre les mécanismes, les ressorts invisibles, les angles morts.
Alors j’ai cherché. J’ai écouté des TED Talks, lu des livres, suivi des programmes sur le leadership. Je découvrais des concepts lumineux, des grilles de lecture fines, des femmes inspirantes. C’était stimulant, presque grisant. J’avais l’impression d’élargir mon regard, d’affiner ma pensée.
Et pourtant. Un jour, une forme de malaise discret s’est installée. Je comprenais beaucoup de choses, je pouvais analyser, expliquer, argumenter. Mais ma vie, elle, n’avait pas réellement bougé.
C’est là que j’ai pris conscience d’un piège très subtil du développement personnel :
on peut accumuler de la compréhension sans jamais traverser le seuil de l’action. On peut se sentir éclairée… sans être transformée.
Et le passage à l’action, lui, a quelque chose de moins séduisant. Il est solitaire. Il engage. Il nous met face à notre propre responsabilité.
À ce moment-là, il n’y a plus de livre à annoter ni de podcast à écouter. Il y a cette vérité toute simple : mon épanouissement ne relève de personne d’autre que moi.
Si je ne prends pas les clés pour mettre le moteur en marche, rien ne se passera.
Je me souviens m’être dit que c’était un peu comme avoir brillamment réussi son permis théorique… et rester sur le bas-côté de la route parce qu’on n’a jamais osé passer l’examen pratique.
Le savoir devient alors une source de frustration.
Alors j’ai commencé, doucement. Je ne crois pas aux virages abrupts ni aux métamorphoses spectaculaires. Cela ne me correspond pas. Je crois aux mouvements progressifs, presque imperceptibles.
Je me suis inscrite à une formation de coaching au sein de mon entreprise… et suis devenue coach.
Avec Jess, nous avons esquissé les premiers contours de Bliss — sans fanfare, presque à voix basse.
Je me suis proposée comme speaker dans mon domaine d’expertise.
À chaque fois, rien d’extraordinaire en apparence. Mais intérieurement, un déplacement.
Ces gestes n’étaient pas objectivement effrayants. Ils étaient simplement nouveaux pour moi. Et c’est souvent là que réside l’inconfort : dans la nouveauté, plus que dans le danger.
Avec le recul, je comprends que je n’étais pas en train de changer de vie. J’étais en train d’élargir ma zone de familiarité, d’apprivoiser une version plus audacieuse de moi-même.
Aujourd’hui, je continue à me nourrir de lectures et de réflexions. J’aime cet élan intellectuel, cette stimulation. Mais je sais que sans incarnation, tout cela reste une promesse inaboutie.
Peut-être que la question n’est pas :“Qu’est-ce que je pourrais encore apprendre ?” . Mais plutôt : “Quelle est la prochaine action, même modeste, que je suis prête à poser avec ce que je sais déjà ?”
Parce qu’au fond, nous n’avons pas besoin d’être prêtes à 100 %. Nous avons simplement besoin d’oser commencer.
BlissBizz
Arli
PS: si toi aussi tu as envie de passer à l’action pour vivre ta Big Job, Big Life, mais que tu ne sais pas très bien par quel bout le prendre, et bien commence par nous contacter pour en discuter tout simplement avec nous!